Historique

Historique
A la fin du 19ème siècle, de nombreux sports de plein air (rugby, cricket, tennis, etc.) sont introduits en Belgique par des Britanniques venus en masse profiter de la révolution industrielle.

La Grande-Bretagne est très en avance dans le domaine sportif : tant à l'école qu'à l'armée, divers sports figurent au programme. On y loue les mérites et l'aspect bénéfique de la pratique d'un sport collectif, de l'exercice physique et de la discipline. Les premiers clubs sportifs bruxellois sont fondés par des Britanniques, ces clubs s'ouvrent rapidement à l'élite de la capitale.

Le Racing Club de Bruxelles est fondé en 1891. On y pratique principalement l'athlétisme et le football, d'abord sur le plateau de l'actuelle basilique du Sacré-Cœur à Koekelberg, ensuite au vélodrome de Longchamps, à Uccle.

En 1901, le Racing déménage vers son site actuel de l'avenue des Chênes, à la lisière de la forêt de Soignes. C'est à cette époque que sont construits les terrains de tennis, la grande tribune et plusieurs bâtiments annexes.

La société anonyme « Les Terrains des Sports du Royal Racing Club de Bruxelles » est constituée aux termes d'un acte reçu par le notaire Pierret le 21 décembre 1901 publié au Moniteur belge le 9 janvier 1902.

Il est intéressant de noter que c'est également en 1901 que le Royal Léopold Club déménage vers le Parc Brugmann dont les propriétaires mettent à disposition 7,5 hectares pour un loyer symbolique.

Revenons au Racing. La grande tribune est construite dans un matériau et selon une technique tout à fait novateurs pour l'époque (1903) : le béton armé. Pour la décoration et les détails du garde-corps en imitation bois comme ceux des sentiers et des escaliers, les architectes (Reilig et Hauman) s'inspirèrent du style des folies. Il s'agit d'une des premières tribunes couvertes en Europe (hormis celles en bois) et, aussi loin qu'on puisse vérifier, c'est probablement la seule restée relativement intacte aujourd'hui.

Le 1er mai 1904, le Racing accueille le premier match de football international officiel en Europe qui oppose la Belgique à la France. Pour que cette compétition internationale continue à avoir lieu, la fédération internationale de football association (FIFA) est créée la même année.

Suite à l'éclatement de la première guerre mondiale, les Britanniques membres du Club Anglo-Belge, de l'autre côté de la chaussée de Waterloo, quittent le pays. Les membres belges rejoignent alors le Racing.

C'est en 1923 qu'est construit le cottage abritant les actuels vestiaires d'après les plans de l'architecte Fritz Seeldrayers (1878-1963), connu pour ses habitations d'influence éclectique et Art Nouveau, principalement à Bruxelles et lors de la reconstruction de La Panne.

En 1926, le Racing devient « royal », c'est à ce moment qu'est construit le portail de la chaussée de Waterloo, aujourd'hui classé.

Après la seconde guerre mondiale, le Racing, devenu trop petit, fait construire le stade des trois tilleuls à Boitsfort qui accueille l'athlétisme et le football en 1948. Le site ucclois de l'avenue des chênes conserve le tennis et le hockey.

A la même époque, en 1952, le Royal Léopold Club décide de racheter à la famille Brugmann 5,5 hectares du Parc Brugmann, les 2 hectares restant étant lotis. Le rachat des terrains se fait par une augmentation de capital à laquelle souscrivent de nombreux membres, ainsi que des familles mécènes, telles les familles Washer, de Launoit, Brugmann, etc. Plusieurs augmentations de capital interviennent jusqu'à aujourd'hui.

Pendant ce temps, au Racing, en 1963, l'ancien club-house est détruit et reconstruit à la lisière du bois, selon les plans de l'architecte Jean Dumont. C'est un exemple tout à fait typique de l'architecture des années soixante par ses plans, les matériaux et les techniques utilisés.

Depuis 1901, les statuts de la SA « Terrains des Sports du Royal Racing Club de Bruxelles » ont été modifiés à maintes reprises et pour la dernière fois, suivant procès-verbal dressé par le notaire Jean-Paul Lycops, à Bruxelles, le 10 mai 2006.

Le club connaît, depuis 2006, plusieurs vagues de redressement. La première vague a permis une reprise en main de la gestion du club, son redéploiement sportif et quelques investissements dans les infrastructures. Les performances exceptionnelles de l'équipe première de hockey (division d'honneur) sont déterminantes dans l'évolution positive que connaît le club depuis 2006.

Depuis 2010, une seconde vague de redressement est en cours. Elle vise à capitaliser sur les évolutions récentes pour faire du Racing le club de référence à Bruxelles pour les années à venir. Les enjeux sont immobiliers, commerciaux et financiers. La construction du nouveau terrain mouillé et l'arrivée de nouveaux dirigeants et cadres s'inscrivent dans cette seconde vague.